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Présidents du jury

Le jury

Le jury est un élément clé de la réussite d’un Festival. Ses décisions sont souveraines. Le choix des membres du jury est donc une étape extrêmement importante lors de la préparation d’un festival. Depuis la création du festival, les membres de Sub’limage ont fait le choix d’avoir chaque année un jury indépendant, compétent, et hétéroclite.

Indépendant, car tous les concours sont bien entendus anonymes, mais aussi car le Président du Jury est chaque année une personne qui ne vit pas Nouvelle-Calédonie. Francophones, nous avons privilégié bien sûr les présidents français, en proposant cette fonction à une personne reconnue en France ou à l’international. Mais à l’occasion des 10 ans du festival, nous avons privilégié une personnalité australienne, Darren Jew, anglophone uniquement.

Compétent, à la fois par la qualité des présidents des jurys, mais également des autres membres du jury. Photographes professionnels, vidéastes professionnels, plongeurs chevronnés et amateurs éclairés, les membres de notre jury couvrent l’ensemble des compétences requises pour mener à bien la mission qui leur est confiée. Notons la présence à plusieurs reprises de Pierre Laboute, Bénédicte Vernier, Luc Faucompré, Claude Bretegnier, Marc le Chélard… autant de professionnels calédoniens appréciés pour la qualité de leur travail.

Hétéroclite, car nous avons souhaité diversifier les points de vue, avec la présence dans le jury d’un artiste local ne pratiquant pas la photo sous-marine : homme ou femme, peintre sculpteur ou musicien : Adje, Hmej Wenehoua, Caroline Degroiselle, Chris Montané, Ito Waïa. C’est l’œil de l’artiste qui s’exprime, jugeant ainsi l’image, et non pas les conditions de sa prise de vue ou la rareté du sujet photographié.

2020 – Vincent Truchet

https://www.vincent-truchet.com

Né en 1980, il grandit en région parisienne mais est bercé par ses vacances en Bretagne. La Polynésie française aura habité tous ses rêves d’enfant et d’adolescent, rêves bien trop précieux pour en précipiter la réalisation, Vincent préférera d’abord découvrir le monde grâce à son métier de moniteur de plongée. En 2009, il se décide à tout quitter et part découvrir son Eden : Tikehau.

En 2013, il fait la connaissance de Mélo qui travaillait auparavant dans la photo de mode. Elle deviendra son alter ego. Les premiers résultats suivent rapidement et sa carrière prend un nouveau tournant vers le professionnalisme.

Il remporte, au cours des cinq dernières années, la 1ère place au Adex China No Limit, au concours Deep Indonesia et au Festisub de Neufchâtel, ainsi que la Médaille d’or de la Société Nationale des Beaux-Arts de Paris, en 2018.

Ses images, prises dans son univers salé, dégagent une émotion vraie : il est dans l’instant et le contact avec l’animal. Ce que les fonds des eaux polynésiennes lui offrent gracieusement, il veut le partager sans contrefaçon au travers de ses visuels…

Son secret pour réaliser le bon cliché :  

« Le maître mot c’est la patience, savoir attendre, la connaissance des animaux aussi. Prendre du plaisir dans notre travail mais surtout qu’on ne dérange pas les animaux, qu’on ait toujours une approche douce et qu’on soit d’abord en position d’observer, que ce soit les animaux qui viennent à nous et pas l’inverse. Ne pas forcer la rencontre puisque de toute façon, une photo issue d’une rencontre forcée sera une mauvaise image. »

2019 – Darren Jew

https://darrenjew.com

Pendant sa carrière de plus de 30 ans, Darren Jew a photographié les paysages et la faune de la planète entière, que ce soit sur les sommets des montagnes, des plaines désertiques ou sous l’océan.

Plongeur certifié depuis l’âge de 14 ans et ayant réalisé des études de photographie au Queensland College of Art, son amour pour l’océan s’exprime naturellement à travers ses images sous-marines.

Photographe multi primé (6 fois meilleur photographe Nature Professionnel d’Australie), Darren est l’auteur de trois livres, dont le plus récent est Underwater Australia. Ses photos sont régulièrement publiées et utilisées par des organisations de conservation du monde entier.

Darren est l’un des douze photographes australiens à être reconnu comme un « maître Canon » qui consacre un certain nombre des meilleurs photographes du monde. Darren a été membre du jury du concours de photos organisé par la Journée Mondiale des Océans des Nations Unies.

Photographier les baleines : 

« Je suis toujours en admiration devant leur pouvoir et leur grâce, et leur acceptation de moi quand je suis dans l’eau et ce qu’ils offrent en ce qui concerne les opportunités photographiques. Cela vibre à travers votre corps et vous pouvez ressentir le son. C’est probablement l’une des expériences les plus poignantes que vous puissiez vivre dans l’océan. »

2018 – Gil Kébaïli

https://lgbprod.fr

Gil Kébaïli est auteur-réalisateur de documentaires diffusés à travers le monde. Il est notamment spécialisé dans les reportages dans la région du Pacifique, des îles en général et du monde sous-marin en particulier. Il a assuré les missions de réalisateur et opérateur lors des expéditions de Laurent Ballesta (Cœlacanthe, Le mystère mérou, Antartica, 700 requins dans la nuit, Planète Méditerranée). Ses films ont été primés dans de nombreux festivals d’aventure, de films sous-marins et de documentaires scientifiques. Il a également été le réalisateur des émissions Ushuaïa Nature avec Nicolas Hulot durant 25 ans.Réalisateur de docu-fiction pour ARTE (spécialiste des cartes et des grands explorateurs du 16ème et du 18ème siècle), responsable éditorial et directeur artistique chez « Les gens bien productions », voyageur sur tous les continents et toutes les latitudes, il se défini comme un spécialiste des aventures humaines en lien avec la nature.

2017 – Pascal Kobeh

http://pascalkobeh.com

En 1992, Pascal Kobeh quitte le monde de la finance pour aller vivre aux Maldives comme guide sur un bateau de plongée. Il se lance dans la photo sous-marine en 1994.

Deux fois primé au Festival international de l’image sous-marine d’Antibes en 1997 et 1998, vainqueur dans sa catégorie du prestigieux Veolia Environnement Wildlife Photographer of the Year en 2010, Prix d’or au Festival de la Photo Animalière et de Nature de Montier en 2013, médaille de bronze au Salon de la Marine 2014, il est l’auteur de plusieurs livres et de nombreux reportages dans la presse, tant française qu’internationale. Il a été également maintes fois exposé lors de salons et de manifestations en France et à l’étranger.

Appelé par Jacques Perrin en 2005, il a dirigé l’équipe de photographes de son film « Océans », coréalisé avec Jacques Cluzaud. En tant que photographe principal, il a participé à de nombreux tournages et a sillonné toutes les mers du globe.

Son dernier ouvrage, « Plonger dans les mers du monde, mes spots préférés » aux Éditions Glénat, présente une sélection de 28 sites de plongée dans les mers du globe pour aller admirer du « gros » comme du très petit, des récifs colorés et des épaves…

C’est l’influence conjuguée d’une jeunesse passée au bord de l’eau et de la découverte des aventures du Commandant Cousteau qui ont fait d’André Ruoppolo un plongeur à partir de 1966. Il devient moniteur de plongée en 1970, puis scaphandrier professionnel, et s’illustre ensuite dans la photo sous-marine. Il reçoit plusieurs prix prestigieux : Palme de bronze de la photo sous-marine en 1982 au festival d’Antibes, vice-champion de France de photos sous-marines en 1990 et champion de France en 1997, Palme d’or du reportage en 1997 au Festival d’Antibes. Il reçoit également plusieurs distinctions dans les concours internationaux parmi lesquels la Médaille d’or Blue Dauphin à Malte, à Tabarka en Tunisie et au championnat international à Bergeggi, en Italie. 

Son enthousiasme pour la photographie sous-marine est contagieux : son épouse Martine Ruoppolo est championne de France en tant qu’accompagnatrice et modèle sous-marin, et leur fils Guillaume Ruoppolo prend la même voie puisque déjà multi récompensé dans de nombreux festivals.  

Sa citation :

« Il n’est jamais trop tard pour devenir ce que nous aurions pu être. »

(George ELIOT)

2015 – Laurent Ballesta

https://laurentballesta.com

Il côtoie la vie sous-marine dès le plus jeune âge dans sa région natale du côté de Montpellier, et devient moniteur de plongée à sa majorité.

Naturellement, ses études universitaires concerneront l’écologie benthique (la faune et la flore qui vit sur le fond des mers). A 25 ans, il achève ses études en découvrant une nouvelle espèce de poissons de la Méditerranée occidentale, le gobie d’Andromède…

Photographe sous-marin, il est le plus jeune photographe à avoir reçu le Plongeur d’or au Festival Mondial de l’Image sous-marine. Le seul également à l’avoir obtenu à trois reprises. Il a publié des portfolios dans les plus grands magazines de la presse française et étrangère. 

Plongeur professionnel, il a été précurseur en utilisant, dès 1999, un tout nouvel équipement de plongée sous-marine, le scaphandre recycleur circuit fermé à gestion électronique de mélange, qui offre des perspectives révolutionnaires d’exploration sous-marine pour plonger plus profond et plus longtemps. 

Co-créateur de la société Andromède Océanologie en 2000, il a dirigé plusieurs expéditions de grande ampleur durant les 10 dernières années. Ses expéditions « Gombessa » reposent sur trois valeurs emblématiques : un mystère scientifique, un défi de plongée et la promesse d’images inédites. Des premières photographies du cœlacanthe prises par un plongeur à 120m de fond, jusqu’à la chasse nocturne des 700 requins à Fakarava, en passant par les plongées les plus longues et les plus profondes d’Antarctique et par les paysages crépusculaires de Méditerranée, Laurent illustre le monde sous-marin avec un regard naturaliste et artistique hors pair.

Il est également l’auteur de 13 livres de photographie dédiés à la vie sauvage sous-marine.

2014 – Pierre Frolla

https://pierrefrolla.com

En 1999, il devient recordman du monde en immersion libre. En 2004, il obtient son quatrième record mondial dans la catégorie « Poids variable », en atteignant 123 mètres. En 2007, suite au décès de son ami Loïc Leferme, il prend conscience qu’il est temps d’arrêter la compétition et de contribuer, à sa manière, à la sauvegarde du monde sous-marin. Il décide alors de se consacrer à l’enseignement de sa passion dans une école qu’il a créée à Monaco en 2002 (L’école Bleue), et au tournage de documentaires.

Il devient par la suite :

– Directeur de l’Académie Monégasque de la Mer qui propose des stages de plongée, d’apnée, de sauvetage aquatique et de secours civique.

– Conférencier, parcourant le monde pour partager son histoire, ses engagements, ses combats quotidiens dans les domaines de la recherche, de l’éducation, de la sensibilisation à la protection de l’environnement et des espèces animales, notamment des requins.

– Acteur et coach d’acteurs qui évoluent dans le milieu subaquatique.

2013 – Rémi Attuyt

 Journaliste de formation, Rémi Attuyt a ensuite exercé les métiers de rédacteur puis de réalisateur dans divers entreprises du Sud de la France (France Télévision, ARTE, M6, Canal +, etc…). Rédacteur en chef, puis Directeur de rédaction de divers magazines de lifestyle et de loisir, Rémi a ensuite dirigé le prestigieux Festival Mondial de l’image sous-marine de Marseille, de 2013 à 2015. 

Créé à Antibes en 1974 par Daniel Mercier, ce festival avait pour thème les films et photographies subaquatiques et comportait une série de concours et de prix remis par un jury. Pendant la durée du festival, les films, les photographies et les musiques en compétition étaient présentés au public. D’abord organisé à Antibes de 1974 à 2008, notamment au Marineland et au Palais des Congrès d’Antibes, le festival s’est ensuite tenu à Marseille, de 2009 à 2015. En 2016, le festival mis en redressement judiciaire a été repris par Frédéric Presles, producteur et réalisateur de films documentaires sous-marins primé au festival en 1997 et en 1998. Le festival renaît en 2017 sous une nouvelle identité et devient AQUATIC FESTIVAL, en s’intéressant également dorénavant à l’ensemble des domaines maritimes et aquatiques. 

Après 2015, Rémi Attuyt a continué sa carrière en tant que Rédacteur en chef au sein d’un groupe de presse, puis directeur de communication dans une société de conseils, puis a cofondé le label « Lab RSE Innovation », en 2018, qui traite de la Responsabilité sociétale des entreprises. 

Né à Lyon en 1959, René Heuzey a grandi à Marseille et a développé, dès son plus jeune âge, sa passion pour les secrets des fonds sous-marins. Après avoir suivi une formation avec les marins pompiers et obtenu son diplôme de scaphandrier classe II, il crée sa propre société de production et de prestations de prises de vues sous-marines, LABEL BLEU PRODUCTION. Aujourd’hui, fort d’une expérience de plus de deux milles tournages dans toutes les mers et océans du monde, travaillant à plus de 100 mètres de profondeur avec des mélanges spéciaux et d’une banque d’images de plus de 1700 heures, il est l’œil sous-marin de bien des réalisateurs, tout en poursuivant ses propres productions. Ses activités comprennent aussi bien le domaine de la publicité, du documentaire, du reportage, de la fiction que de la retransmission en direct.

Ses dernières réalisations, « La planète des géants » (2016) et « La Conquête des cachalots » (2018) avec François Sarano, restent dans les mémoires des festivaliers, éblouis par ces rencontres majestueuses et extrêmement étonnantes.  

2011 – Christian Pétron

Plongeur démineur dans la marine nationale dans les années 60, Christian Pétron crée, en 1975, la société Photomarine. Il réalise plus de 20 films documentaires animaliers sous-marins pour l’émission « Les animaux du monde », puis prend la direction de la photographie pour les séquences sous-marines du film culte « Le grand bleu », et quelques années plus tard du film « Atlantis ».

Il assure la direction technique des campagnes d’exploration sur l’épave du TITANIC organisée par la chaîne américaine Discovery Chanel. De 1996 à 1998, il tourne 4 films de 52 minutes sur l’exploration de l’épave du TITANIC.

Suite à son expérience de l’image sous-marine par grande profondeur, James Cameron lui propose, en 2002, une collaboration technique pour ses nouvelles productions avec les « Deep Rover ».

Il continue régulièrement d’enchanter le public avec ses productions primées dans divers festivals : Mémoire de Port Cros (2011), les Grands requins blancs de Guadeloupe (2014) ou, plus récemment « Il était une fois l’image sous-marine », présentée en 2019 au Festival Sub’limage de Nouvelle-Calédonie.